La bataille d'Issos - Alexandre le Grand contre Darius III

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Titre : La mosaïque d’Alexandre
Auteur : Anonyme
Technique : Mosaïque
Dimensions : 5.82 m x 3.13 m
Année :
~ II ème siècle av. J.C.
Conservation :
Musée national de Naples

 

La mosaïque d’Alexandre en chiffres

de tesselles

m2

couleurs

rois

arbre

La mosaïque d’Alexandre a été découverte sur le site de Pompéi en 1831 et c’est sans doute la mosaïque antique la plus complexe jamais trouvée. Elle représente l’affrontement entre Alexandre le Grand et Darius III, qui se serait déroulé en 333 av. J.C. à Issos.

À travers cette œuvre, on réalise la fascination qu’a exercée la personnalité d’Alexandre sur le monde romain.

Il faut dire que son destin fut aussi hors du commun que fulgurant.

Contexte historique de la Grèce antique avant Alexandre

Dans l’antiquité, la Grèce n’existe pas réellement en tant que pays, mais plutôt comme une communauté de villes partageant la même culture et la même langue.

Ces nombreuses cités-états – pour la plupart dirigées par leurs propres citoyens – restent indépendantes les unes des autres et sont même souvent rivales.

Au nord du territoire, la Macédoine – patrie d’Alexandre le Grand –  est un royaume, et ses habitants ne sont pas considérés comme des grecs à part entière. Leurs voisins les trouvent barbares, se moquent de leur organisation et de leurs coutumes.

 

A partir du Vème siècle av. JC, l’Empire Perse, déjà gigantesque, cherche à agrandir encore davantage son territoire, notamment pendant les guerres Médiques.

Tirant avantage des conflits opposant les cités helléniques, les perses grignotent du terrain. Ils s’emparent petit à petit des villes grecques d’Asie mineure et font progresser leurs frontières jusqu’en Grèce continentale.

Le monde grec pendant les guerres médiques

Le monde grec pendant les guerres médiques

Les principaux épisodes des guerres médiques sont les deux expéditions perses destinées à assouvir l’appétit expansionniste des rois Darius Ier et Xerxès Ier, son fils.

Elles sont marquées notamment par la bataille de Marathon en 490 av. JC, le sacrifice des 300 spartiates à Thermopyles et la victoire de la coalition grecque en 480 av. JC entraînant la retraite de Xerxès.

Les grecs et les perses restèrent à couteaux tirés pendant les deux siècles suivants, jusqu’à ce qu’Alexandre le Grand vienne régler définitivement le conflit.

La grandeur d’Alexandre commence avec l’œuvre de son père

Philippe II, le père d’Alexandre devient roi de Macédoine en 356 av. JC. Il hérite d’un petit pays, faible, désorganisé et cerné d’ennemis.

Grâce à une intelligence remarquable et une grande habileté politique et diplomatique, il réussit pendant son règne à éloigner les menaces de son royaume.

Il transforme l’armée macédonienne en une force redoutable. Agrandissant considérablement son territoire, il fait plier les cités grecques les plus récalcitrantes dans le but de pacifier et surtout de dominer la zone.

En 338 av. JC, Philippe invite à Corinthe l’ensemble des cités grecques afin d’élaborer un traité de paix et de coopération dont il se fait élire “hègémôn” (autrement dit : le chef !) chargé de veiller sur cet accord. Enfin, un ennemi commun est désigné : la Perse bien sûr !

Philippe II, contrôlant dorénavant ses arrières en Grèce, projette de frapper rapidement Darius III, le nouveau “Grand Roi” des perses. En 336 av. JC, les préparatifs de sa future expédition sont achevés. Alors qu’il célèbre le mariage de sa fille juste avant son départ pour l’Asie, il est poignardé mortellement par Pausanias, un noble macédonien.

Philippe II de Macedoine

Philippe II de Macédoine, père d’Alexandre le Grand

Buste en argent | IV ème siècle av. JC

Dès le début de son règne, il transforme radicalement l’armée macédonienne, en perfectionnant l’entraînement des soldats et en les équipant du meilleur armement. Il dote l’infanterie de sarisses, ces lances de plus de 5 mètres de long que l’on peut observer sur la mosaïque.

 

La jeunesse d’Alexandre

Alexandre a 20 ans lorsqu’il succède à son père, et déjà , il possède une aura mythique.

Sa mère Olympias, fille du roi des Molosses (ça ne s’invente pas), est une personnalité violente, mystique et radicale. Elle faisait remonter les origines de sa famille à Achille, le héros homérique de l’Illiade.

Elle racontait par exemple, avoir engendré son fils avec le concours de Zeus, ce dernier l’ayant fertilisée par la foudre.

Alexandre naît en 356 av. JC à Pella, alors capitale de la Macédoine.

Dès 7 ans, il est arraché au gynécée et confié à Leonidas, un précepteur sévère qui l’entraîne aux fatigues et à l’austérité.

A partir de 13 ans, c’est le grand Aristote qui prend en main l’éducation d’Alexandre et éveille son goût pour la réflexion philosophique et la poésie. On relate qu’il savait réciter Homère par cœur.

En 340 av. JC, Philippe part en campagne et confie la régence du royaume à Alexandre. Ce dernier n’a que 16 ans.

Selon la tradition macédonienne, fils de roi et fils de nobles sont élevés ensemble et restent soudés, formant une sorte de clan. Ainsi, Héphaïstion, Ptolémée, Néarque entre autres, compteront parmi ses compagnons les plus proches pendant toute leur vie. Ils feront notamment partie de sa garde rapprochée sur les champs de batailles durant la conquête.

buste d'Aristote

Aristote

Buste  en albâtre | Ier siècle, d’après un original grec de Lysippe

Alexandre et Hephaistion chassant le lion

Mosaïque de la chasse au lion

Musée de Pella | IV ème siècle av. JC

Motif représentant très certainement Alexandre et son ami Hephaïstion.

 

L’avènement d’Alexandre

 En 336 av. J.C., donc, il devient Alexandre III, roi de Macédoine.

D’autres que lui pourraient fragiliser sa légitimité au trône : demi-frères, neveux et autres cousins. Il les élimine avec l’aide de sa mère, la redoutable Olympias. On raconte que celle-ci aurait poussé la dernière épouse de Philippe (il en avait 7 en tout), à jeter son nouveau-né dans les flammes et à se pendre ensuite.

Certaines cités, dont Athènes et Thèbes se révoltent, refusant de reconnaître Alexandre comme leader de la ligue panhellénique rassemblée par Philippe. Il règle diplomatiquement la plupart des rebellions mais Thèbes refuse tout compromis. Alexandre rase alors la ville. Ça ne rigole plus.

En 334 av. J.C., toute la Grèce marche au pas, il est tant pour lui de foncer sur la Perse.

Premier choc des armées perse et grecque à Granique

Alexandre confie la régence de la Macédoine au général Antipater – un fidèle de la famille – et dirige son armée vers les Dardanelles, seul passage vers l’Asie encore contrôlé par les grecs.

Les troupes perses sont infiniment supérieures en nombre (selon les sources, de 100 000 à 600 000  hommes !) par rapport à l’armée d’Alexandre, qui ne compte en tout que 35 000 soldats.

De plus, Darius dispose de ressources financières quasi illimitées. Pour toutes ces raisons, le Grand Roi, ne juge pas nécessaire de mobiliser la totalité de ses forces lorsque les grecs attaquent Granique. Lui-même ne se déplace pas. Mais il a sous-estimé la tactique, l’audace et la cohésion des effectifs d’Alexandre.

C’est la déroute pour les perses.

Cette première grande victoire offre à Alexandre les  trésors des villes de Sardes et Dascylion, qui apportent une aide considérable pour la poursuite des opérations.

La particularité d’Alexandre est de ne pas modifier l’organisation des territoires conquis, et ce sera une constante chez lui. Même si les responsabilités des régions soumises reviennent à des grecs ou des macédoniens, les perses se conduisant docilement sont bien traités.

Il poursuit son action sur la côte et libère les cités grecques d’Asie, puis, remonte au nord pour passer l’hiver à Gordion, histoire d’inscrire à sa légende le fameux épisode du nœud gordien.

itinéraire d'alexandre

Itinéraire d’Alexandre de -334 à -323

Alexandre tranchant le noeud gordien - fedele fischetti

Alexandre tranchant le nœud gordien

Fedele Fischetti | XVIII ème siècle

Lorsque Alexandre arrive à Gordion, on lui présente le mythique char du roi Midas. Celui-ci est attaché à son timon par un nœud considéré comme inextricable. La légende prétend que celui qui défera le nœud deviendra le maître de l’Asie. Alexandre s’attaque au casse-tête en tranchant simplement le nœud gordien. C’est ainsi que la métaphore est restée dans l’histoire, en désignant un problème compliqué résolu de manière brutale.

La bataille d’Issos

Pendant cette percée, Darius prend enfin conscience de la menace. Il rassemble une armée surclassant la précédente et part à la rencontre d’Alexandre.

Engagé sur la côte nord de l’actuelle Syrie, le roi macédonien fait tomber un à un les ports de Méditerranée orientale. Darius décide de le prendre à revers pour ainsi lui couper toute retraite vers les territoires déjà conquis.

Prévenu de la manœuvre, Alexandre fait marche arrière et attaque l’armée du grand roi à Issos, dans une étroite plaine côtière fermée par la montagne et traversée par le fleuve Pinaros.

L’endroit est stratégique, l’avantage numérique des perses est inutile puisque qu’ils n’auront pas l’espace nécessaire pour se déployer. Ils doivent affronter de plein fouet le choc d’une armée macédonienne sur-motivée.

Parménion a le commandement de l’aile gauche – côté mer – Alexandre lui, se place à droite au pied des montagnes sur un terrain légèrement surélevé pour apprécier la situation de l’ennemi.

De l’autre côté du fleuve, Darius, juché sur son char se poste au centre du front.

Alexandre, avec le mépris du danger qui le caractérise, traverse le fleuve avec ses compagnons sous une pluie de flèches et réussit à enfoncer le flanc gauche de Darius. A la suite de ce succès, les fantassins macédoniens peuvent à leur tour passer le cours d’eau et refouler leurs adversaires.

Parménion, en difficulté cède du terrain à la cavalerie perse mais résiste.

C’est la débâcle pour l’armée perse. Darius abandonne son quadrige pour un cheval et s’enfuit à la faveur de l’obscurité naissante. Les grecs retrouveront son char dans lequel il a abandonné les insignes du pouvoir : manteau royal, bouclier et arc.

Position des armées dans la bataille d'issos
Mouvement des armées dans la bataille d'issos

Situation des deux armées pendant la bataille d’Issos

L’identification du lieu grâce à l’arbre sec

Pour être honnête, la mosaïque représentant l’affrontement entre Alexandre et Darius pourrait représenter une autre bataille que celle d’Issos. Les deux souverains se sont affrontés deux fois en tout : à Issos en 333 av. JC et à Gaugamèles deux ans plus tard. Selon certains spécialistes, elle pourrait même représenter les deux batailles à la fois. Mais l’hypothèse la plus souvent retenue par les historiens reste qu’elle représente la bataille d’Issos.

 

La présence d’un arbre sec, seul élément de décors de la scène favorise cette option. Les sources arabes appellent cette fameuse bataille d’Issos “la bataille de l’arbre sec”. De plus, depuis l’antiquité, on évoque un arbre sec qui délimiterait l’orient et l’occident, ce qui correspondrait au site d’Issos.

L'Arbre sec de la bataille d'Issos

L’Arbre sec, seul élément de décors de la mosaïque d’Alexandre

L’existence de cet arbre a paraît-il été rapportée plusieurs siècles plus tard par Marco Polo.

Une œuvre rescapée des vestiges de Pompéi

La découverte de Pompéi, détruite par le Vésuve en l’an 79 de notre ère, constitue une étape cruciale pour la compréhension de la Rome antique. Elle nous a fourni une image demeurée intacte de la vie dans l’antiquité, et surtout elle nous a offert des trésors inestimables parmi lesquels la mosaïque d’Alexandre.

Découverte le 24 octobre 1831 dans les vestiges de la cité romaine, elle ornait le sol de l’une des plus vastes demeures de la ville (3000 m2) : La maison du faune. La mosaïque aurait été installée dans l’exèdre, autrement dit la salle de réception, à la fin du IIème siècle av. JC.

Son exécution en revanche aurait été effectuée à l’étranger dans un atelier spécialisé, sans doute en Égypte à Alexandrie.

Enfin, information essentielle, la mosaïque aurait été inspirée d’une peinture antique aujourd’hui disparue, datant du IVème siècle av. JC, c’est à dire contemporaine d’Alexandre le Grand.

Replique de la mosaique dans la maison du faune

Réplique de la mosaïque dans la maison du faune

La mosaïque a été découverte en 1831 à cet emplacement précis dans la maison du faune à Pompéi. C’est aujourd’hui une réplique qui a remplacé la mosaïque originale, cette dernière étant conservée au musée national de Naples.

La mosaïque d’Alexandre, copie d’une illustre peinture antique

L’identité de l’artiste de ce tableau anime les exégètes depuis plusieurs décennies. La majorité l’attribue à Philoxène d’Érétrie.

Mais d’autres spécialistes évoquent Apelle, l’illustre peintre antique. C’est une hypothèse intéressante, car Apelle était un proche d’Alexandre. On rapporte qu’il était le seul peintre autorisé par le monarque à réaliser son portrait. Il est également  connu pour ne jamais reproduire fidèlement la blancheur du teint d’Alexandre – ce qui est le cas dans la mosaïque où Alexandre apparaît hâlé. On peut aussi noter quelques autres éléments caractéristiques du style d’Apelle :

  • le courant artistique de la composition, reconnu comme celui de l’école de Sicyone, dont il était un adepte
  • l’utilisation de seulement 4 couleurs, technique employée par Apelle
  • la manière très fine dont sont tracés les lignes et les contours malgré la méthode des carreaux de mosaïque

Quoi qu’il en soit, on est certain que l’artiste mosaïste a copié scrupuleusement un chef d’œuvre antique. Il a utilisé pour cela la technique de l’opus vermiculatum (apparue au IIème siècle av. JC), procédé permettant d’obtenir une grande finesse dans le dessin en employant des tesselles n’excédant pas 3 mm de côté et pouvant former des lignes sinueuses.

On estime que la scène est composée d’environ 2 millions de tesselles de calcaire et de seulement 4 couleurs : blanc, noir, jaune et rouge.

la mosaîque d'Alexandre

Les incongruités du dessin expliquées

Une fois terminée, la mosaïque a due être transportée jusqu’à sa destination définitive et pour plus de commodité, on l’a partagée en deux parties. Vraisemblablement, le bord intérieur de la partie droite a été endommagé pendant le transfert, puis reconstitué une fois à Pompéi. Et il est justement intéressant d’observer plusieurs incongruités situées autour de cette ligne de démarcation :

  • Tout d’abord, un sabot de cheval (ou d’homme!) semble flotter dans la poussière et n’est relié à aucune sorte de patte (ou jambe !)
  • Un tronçon de lance perse apparaît entre l’équidé et le char mais n’est pas dans le prolongement de la lance qu’elle devrait continuer
  • Enfin, juste au-dessus, un fantassin perse est affublé d’une figure grossière qui n’a apparemment pas reçu la même subtilité de traitement que les autres visages de l’œuvre

Un autre élément intéressant de la composition est cette marge marron relativement épaisse (environ 12% de la hauteur du dessin) située en bas du motif, sur toute la largeur. On pourrait penser qu’il s’agit d’un rajout demandé par le propriétaire pour adapter la mosaïque aux dimensions de la pièce. Mais dans ce cas, pourquoi avoir rempli cet espace d’un monochrome sans intérêt ?

Une explication plausible serait que cet aplat représenterait une scène de théâtre. On a déjà remarqué cet effet dans plusieurs autres peintures antiques (ex :  Médée s’apprêtant à tuer ses enfants ), dessinées elles aussi telles une pièce se déroulant sur une estrade similaire.

La Mosaïqued'Alexandre anotée - incongruités

Une œuvre remplie de détails

L’œuvre serait donc ici représentée comme une scénographie racontant un moment décisif de la bataille.

Et c’est le moment où Alexandre enfonce les lignes ennemies. Il vient de transpercer de sa sarisse un cavalier perse. Darius tend une main désespérée vers le sacrifié et semble vouloir lui porter secours. Mais le conducteur du char lui, ne semble pas de cet avis et fouette les chevaux du quadrige pour prendre la fuite (piétinant au passage un homme à terre). Devant le char, un soldat descend de sa monture pour l’offrir à son roi en difficulté. Sous le char, on peut remarquer un autre soldat à terre observant sa propre mort dans le reflet de son bouclier.

L’auteur paraît estimer Darius et le montre dans une attitude courageuse. Pourtant, l’œuvre est toute à la gloire du héros macédonien, seul personnage représenté sans casque, comme invincible. Il revêt une armure étincelante dont le plastron porte l’effigie de Méduse, la gorgone, qui, selon la légende, pétrifiait ses ennemis d’un regard. Ce détail fait d’ailleurs écho au regard intense qu’Alexandre pose sur Darius.

Cette représentation d’Alexandre le Grand sur son cheval cabré est sans doute la première d’une longue série de figures équestres de souverains.

Après Issos

Après la bataille d’Issos, Alexandre le Grand affronta une nouvelle fois Darius à Gaugamèles deux ans plus tard pour une victoire décisive et définitive. Il poussa son armée jusqu’aux rives de l’Indus à l’est et jusqu’en Égypte au sud, se forgeant ainsi un empire démesuré.

Sa mort prématurée à Babylone en 323 av. JC précipita ce royaume fraîchement acquis dans un conflit terrible pour sa succession : la guerre des diadoques. Ses anciens stratèges (les diadoques, donc),  s’entredéchirèrent pour cet héritage hors du commun.

C’est très certainement l’un des prétendants à ce trône convoité qui commanda le fameux tableau qui inspira notre mosaïque.

On pense le plus souvent à Cassandre, fils d’Antipater (souvenez-vous, Alexandre avait laissé à Antipater les reines de la Macédoine !). Cassandre pris soin d’éliminer Roxane, l’épouse d’Alexandre et son fils, né 3 mois après le décès de son père, ainsi qu’Olympias, la sulfureuse mère du héros. A force de complots, il emporta finalement le territoire de la Macédoine et la plupart des cités grecques.

On attribue aussi parfois la commande de l’œuvre originale à Ptolémée, autre compagnon d’Alexandre à qui revint le territoire situé entre l’actuelle Libye et la Syrie. Il fonda notamment la dynastie des Lagides qui régna sur l’Égypte jusqu’à la mort de Cléopâtre IV, sa célèbre descendante en 30 av. JC.

 

En somme, quels qu’aient été ses commanditaires ou créateurs, la mosaïque de la bataille d’Issos témoigne de la postérité d’Alexandre le grand, et de son souvenir persistant dans l’histoire de l’humanité.

Goethe avait trouvé le mot juste au sujet de cette œuvre d’exception :

“Présent et futur ne réussiront jamais à faire un juste commentaire de cette merveille de l’art, et nous devrons toujours revenir, après avoir étudié et expliqué, à la notion de merveille pure et simple”

A propos d'Apelle...

Apelle est un peintre grec ayant vécu au IVe siècle av. JC.

Selon Pline l’ancien, il est le maître absolu de la peinture antique.

Nous ne connaissons ses œuvres que grâce aux témoignages des chroniqueurs, car aucune n’est parvenue jusqu’à nous.

On lui attribue une fresque célèbre représentant “Vénus sortie des eaux”, recopiée et retrouvée à Pompéi, la première toile allégorique “la calomnie”, d’après un différend qui l’opposa à son rival, le peintre Antiphile, et enfin la peinture qui servit de modèle à la “mosaïque d’Alexandre”.

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Repères


  • 356 av. JC : Naissance d’Alexandre à Pella
  • 336 av. JC : Alexandre devient roi à la mort de son père
  • 333 av. JC : Bataille d’Issos
  • 323 av. JC : Mort d’Alexandre à Babylone
  • Fin du IVème siècle av. JC : Création du tableau représentant la bataille d’Issos
  • ~ 120 – 100 av. JC : installation de la mosaïque dans la maison du faune
  • 1831 : Découverte de la mosaïque d’Alexandre à Pompéi

Pour en savoir plus sur Apelle :


Apelle par Beulé

Pour en savoir plus sur Alexandre :


Site consacré à Alexandre le Grand

Pour en savoir plus sur Pompéi :


Reconstitution de  Pompéi en 3D (maison du faune à 10’45) (en italien)

Biblio :

“Apelles – The Alexander mosaic” de Paolo Moreno

“Alexandre le Grand – Histoire et dictionnaire” de Olivier Battistini et Pascal Charvet

“Alexandre le Grand” de François Suard

“Pompéi : guide de la cité antique” de SalvatoreNappo

“Pompéi : la vie d’une cité romaine” de Mary Beard